lundi 26 septembre 2016

Poésie à Cara / Dialogue en mortalité

Deux nouveaux cycles de rencontres dans la campagne genevoise. (Entrée libre, chapeau pour les frais des intervenants).




Poésie à Cara
Soirées poétiques organisées dans le salon de Liliane de Toledo par Patrice et Erica Mugny avec le soutien de la Mairie de Presinge.
La première soirée poétique se tiendra le 20 octobre à 20h. Après une petite introduction musicale, nous aurons le plaisir d'écouter la poétesse Sylviane Dupuis, une voisine de Puplinge. Une verrée clôturera l’événement. S’inscrire à l’adresse blogeuse suivante : www.poesieacara.ch

Le Minotaure intérieur

L'homme incliné
sur son abîme
que sait-il
que sait-il
du péril qui grandit
dans la cage de ses os

au milieu de sa peur
pulsation d'un secret
qui parle.

Sylviane Dupuis, extrait de Géométrie de l'illimité (2000)
Commande sur Amazon : Géométrie de l'illimité

Pour la seconde, le 17 novembre, le comédien Matteo Zimmermann, s'accompagnant de son accordéon diatonique, lira des poèmes de Patrice Mugny et de Claude Tabarini; ce dernier ponctuera la lecture d'interventions percussionnistes.  
Source (et suite) du texte : Poésie à Cara


Dialogues en mortalité
Quelques habitants de Presinge, se sachant mortels et curieux d’en savoir plus sur cet avenir inéluctable, ont décidé d’organiser plusieurs soirées-échange intitulées «dialogues en mortalité».
La proposition qui sous-tend ces rencontres est d’aborder cette étape de la vie selon différentes portes d’entrée. Lors de chaque soirée un ou une intervenant(e) donnera sur le sujet un éclairage particulier issu de son vécu pour inviter les participants à approfondir l’exploration en partageant leurs propres expériences.
Les lieux n’étant pas extensibles, il importe de s’inscrire à l’adresse blogueuse suivante : www.dialoguesenmortalite.ch
Les participants seront acceptés dans l’ordre d’inscription. Accès aux formulaires d’inscription.

Les premiers invités dans cet agenda de la vie sont : Lydia Müller, 13 octobre, Matthieu Megevand, 10 novembre, Anne-Marie Struijk, 8 décembre, et Philippe Roch, 12 janvier 2017.
Source (et suite) du texte : Dialogues en mortalité



Respirer, est-ce encore bien vivre ?



De cause à effets, le magazine de l'environnement  par Aurélie Luneau
Respirer, est-ce encore bien vivre ? (le 25 septembre 2016)
avec :
Gérard Borvon
Robert Barouki : toxicologue
Maria Neira : directeur du Département Santé publique et environnement à l'Organisation Mondiale de la Santé, à Genève (Suisse)
Guilhem Lesaffre : naturaliste

A l'occasion de la deuxième édition de la "Journée sans voiture" dans Paris, et alors qu'une étude menée par Santé Publique France qui estime que les particules fines sont à l’origine de 48000 décès prématurés par an dans l’Hexagone, nous ouvrons le dossier de la pollution atmosphérique.
Source (et suite) du texte : FC

Voir aussi la page : Nos enfants nous accuserons

Le “syndrome d’hubris”, ou l’ivresse du pouvoir



Le “syndrome d’hubris”, ou l’ivresse du pouvoir (RTS, Tout un monde, le 26 août 2016)

Selon un psychiatre et politicien britannique, le “syndrome d’hubris” frapperait les hommes de pouvoir et se caractériserait entre autres par la perte du sens des réalités, l’intolérance à la contradiction ou une attention obsessionnelle à l’apparence. Interview de Sebastian Dieguez, chercheur en neurosciences à l’Université de Fribourg et auteur d’un article consacré au syndrome d’hubris dans le magazine “Cerveau & Psycho”.
Source : RTS

* * *

Hollande, un prix et l’indignité
Par Jacques Sapir, le 21 septembre 2016 - RussEurope


Le Président François Hollande est allé chercher le 19 septembre 2016 un prix décerné par une fondation américaine. Ainsi, huit ans après Nicolas Sarkozy, François Hollande a été désigné « homme d’État de l’année » par la fondation The appeal of conscience  et a reçu sa distinction ce lundi à New York des mains de l’ancien Prix Nobel Henry Kissinger et du rabbin Arthur Schneier[1]. Il est humain de céder aux honneurs. Après tout Nicolas Sarkozy avait reçu ce prix avant lui, ce qui n’est pas nécessairement une référence. Mais il est sage de chercher à en savoir un peu plus sur qui vous honore.

Une indignité

Cette fondation a été créée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier pour défendre la liberté religieuse et les droits de l’homme à travers le monde[2]. Rassemblant le monde des affaires et des responsables religieux, elle cherche à promouvoir les dirigeants qui ont promu la paix, la tolérance, et qui ont œuvré pour la résolution des conflits. Jusque là, il n’y a rien à dire. Mais, la première chose qui dérange est le précédant récipiendaire de la distinction « d’homme de l’année ». Ce n’était autre que le Président du Mexique, M. Enrique Peña Nieto. Qui ne s’est pas spécialement distingué dans la paix, la tolérance, et la résolution des conflits.

Et puis, la présence à la cérémonie d’Henry Kissinger, suscite plus qu’un trouble. Rappelons, pour les jeunes générations, qu’Henry Kissinger, alors ministre des affaires étrangères (Secrétaire d’Etat) de Richard Nixon, a été l’homme qui a suscité le coup d’Etat de 1973 au Chili et la prise de pouvoir des généraux argentins en mars 1976, qui s’est accompagnée de ce que l’on appelle la « sale guerre ». Ces coups d’Etat ont fait des centaines de milliers de victimes et encore aujourd’hui le souvenir des « disparus », torturés et assassinés par ces dirigeants militaires hante la mémoire du Chili et de l’Argentine. Lors de son récent voyage à Buenos-Aires le président Barack Obama a été accueilli par des manifestants qui demandaient aux Etats-Unis des explications pour leur implication dans ce qui reste comme l’un des chapitres les plus sombre de l’Argentine. Jon Lee Anderson, dans le NewYorker pose la bonne question : Henry Kissinger a-t-il une conscience[3] ? Et la réponse, bien évidemment, est non.

Henry Kissinger avait apporté son soutien à ces généraux, tout comme il avait soutenu les généraux chiliens. A sa demande, le Congrès des Etats-Unis avait voté des budgets incluant une aide militaire importante pour les généraux argentins. Les mains d’Henry Kissinger sont tachées du sang des argentins et des chiliens, mais aussi de bien d’autres, car durant les années où il a exercé les fonctions de ministre des affaires étrangères des Etats-Unis, il n’a eu de cesse de promouvoir la plus brutale et la plus sanguinaire des politiques.

dimanche 25 septembre 2016

Habiter poétiquement le monde

MAJ de la page : Novalis



Les Discussions du soir par Leili Anvar
L’âme poétique du monde (21 septembre 2016)
avec Frédéric Brun : Romancier, essayiste et éditeur
A propos de ses derniers livres :
- Habiter poétiquement le monde, Ed. Poesis, 2016
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- Novalis et l'âme poétique du monde, Ed. Poesis, Paris, 2015
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"Bleuet" (Sophie von Kühn)
 Hommage à Novalis, Hikaru Miyakawa (2011)

Non merci

MAJ des pages : David Graeber / Etienne Chouard



Etienne Chouard à propos des Inuits (La Mutinerie, 2014)

"David Graeber nous explique une leçon fondamentale des Inuits :
Le passage sur les Inuits, c’est celui dans lequel «Graeber», ce gars-là, explique cette expérience formidable d’un anthropologue qui visite un Esquimau. Il part à la pêche avec eux et revient bredouille, car il n’a pas ramassé grand chose. Quand il rentre à son igloo, sa tente, il trouve plein de poissons d’un autre qui a eu une bonne pêche. Il a fait un tas de poissons et le lui a donné. Alors il lui dit merci, et l’autre s’indigne en disant «il faut pas dire merci!». L’Inuit répond :
« Dans notre pays nous sommes humains, et puisque nous sommes humains, nous nous entraidons. Nous n’aimons pas entendre quelqu’un dire merci pour ça. Ce que j’ai aujourd’hui, tu peux l’avoir demain. Nous disons qu’avec les cadeaux nous faisons les esclaves, qu’avec les fouets on fait des chiens». "
Source (et suite) de la transcription : Etienne Chouard

En remettant en perspective l'histoire de la dette depuis cinq mille ans, David Graeber renverse magistralement les théories admises. Il démontre que l'endettement a toujours été une construction sociale fondatrice du pouvoir. Aujourd'hui encore, les économistes entretiennent une vieille illusion : celle que l'opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers. Et si l'unique moyen d'éviter l'explosion sociale était justement... d'effacer les dettes ? Cet essai essentiel et foisonnant, par une des plus grandes figures de la réflexion politique contemporaine (David Graeber a directement inspiré le mouvement Occupy Wall Street), permet de mieux comprendre l'histoire du monde, la crise du crédit en cours et l'avenir de notre économie.
Quatrième de couverture.
David Graeber, Dette - 5 000 ans d'histoire, Ed. Babel (poche), 2016
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Jeu de Société (Les Parasites, septembre 2016)

15 ans après le 11 septembre

MAJ de la page : Daniel Ganser



15 ans après le 11 septembre : Conférence de Daniele Ganser, historien suisse (Paris, ReOpen911, 9 septembre 2016)
Auteur de : Les Armées Secrètes de l'OTAN, Ed. Demi-lune, 2011
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En fin de conférence Daniele Ganser fait référence à une étude scientifique concernant l'effondrement des trois tours : Europhysicsnews (PDF - anglais). Compte rendus en bas de page.


« Tant Trump que Clinton sont un danger pour la paix mondiale »
Interview de Daniele Ganser par Mohsen Abdelmoumen, le 21 septembre 2016 - American Herald TribuneOximity (trad.)

Mohsen Abdelmoumen : Vos travaux portent essentiellement sur la stratégie de la guerre masquée. Pouvez-vous nous expliquer ce concept ?

Dr. Daniele Ganser : Une guerre secrète, une guerre masquée, est une guerre où l'attaquant ne reconnaît pas qu'il attaque le pays cible. En 1961, par exemple, la CIA a fait une invasion de Cuba et a tenté de renverser le gouvernement de Fidel Castro. C‘était une opération secrète, et ensuite à l'Organisation des Nations Unies, l'ambassadeur américain a menti en disant: Nous n'avons rien à voir avec cela.

Quel est le rôle des médias dans la stratégie de la guerre masquée ?

Aujourd'hui, nous avons une guerre secrète contre la Syrie. En 2011, les quatre pays de l'OTAN, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Turquie ont attaqué la Syrie, ainsi que le Qatar et l'Arabie Saoudite. Ces six pays veulent renverser le gouvernement du président Assad. Ceci est illégal selon la Charte des Nations Unies. Mais les médias embrouillent le public. Ils répandent des histoires selon lesquelles ce que nous avons en Syrie est une guerre civile d'un dictateur brutal contre sa propre population. Avec ce récit, les médias cachent que les puissances internationales tentent de provoquer un changement de régime. Mais il y a toujours des journalistes courageux qui tentent d'informer le public sur ce qui se passe réellement. Ces journalistes rapportent par exemple comment les pays de l'OTAN coopèrent avec des terroristes en Syrie qui veulent aussi renverser Assad. Bien sûr, les pays de l'OTAN disent alors que jamais ils ne coopéreraient avec des terroristes comme al Nosra, mais seulement avec des "rebelles modérés". Donc, nous sommes au milieu d'une guerre de l'information.

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