mardi 13 février 2018

Eric Baret à Genève

Entretien : Mercredi 14 février 2018 à 19h45
15 rue des Savoies
Maison des associations
1205 Genève

Séminaire : 16 - 20 Février
Crêt Bérard
Infos et inscription : maryjmann@gmail.com



Éric Baret - Le coeur de la pose (octobre 2017

Edward Snowden sur les droits, la vie privée, les secrets et les fuites

Edward Snowden sur les droits, la vie privée, les secrets et les fuites – conversation avec Jimmy Wales
Le 5 janvier 2018 - Wiki Tribune / Les Crises (trad.)

Edward Snowden

Le fondateur et PDG de WikiTribune, Jimmy Wales, a récemment interviewé l’ancien employé de la CIA Edward Snowden, dont les révélations en 2013 ont exposé les programmes de surveillance mondiale, dont beaucoup sont dirigés par l’Agence Nationale de Sécurité Américaine (NSA) avec la coopération d’autres gouvernements et compagnies de télécommunications.

Il s’agit ici d’une version éditée de leur conversation sur Skype entre Londres et Moscou, où Snowden a été depuis ses révélations – incapable de retourner aux États-Unis par crainte de poursuites. La discussion a porté sur l’espionnage de masse, le journalisme, les fuites et les risques pour la vie privée liés aux plateformes en ligne comme Facebook, sans parler des agences de sécurité qui aspirent nos communications.

Jimmy Wales : Commençons par vous demander quelle est votre position sur des organisations comme Wikileaks qui libèrent d’énormes caches d’informations non filtrées ?

Edward Snowden : Je ne juge pas si Wikileaks a fait la bonne ou la mauvaise chose, car je pense que ce genre d’expérimentation est important. Nous devons contester l’orthodoxie.

Nous devons remettre en question les présomptions selon lesquelles ce que nous faisons actuellement, le statu quo, est le meilleur de tous les mondes possibles. C’est le mieux qu’on puisse faire. Au lieu de cela, nous testons nos principes à maintes reprises de différentes façons, et ce que j’ai fait, c’est de voir qu’au sein du gouvernement des États-Unis, la National Security Agency avait commencé à violer la Constitution d’une manière sans précédent et sans discrimination.

« Ils ont des tonnes de renseignements sur la vie privée de tout le monde sur la planète » – Edward Snowden

Ils recueillaient les relevés téléphoniques, les enregistrements sur Internet, toutes ces informations transactionnelles sur les activités privées des gens : les détails les plus intimes et les plus confidentiels de leur vie quotidienne, sans se soucier de savoir s’ils étaient ou non criminels, sans se soucier de savoir s’il y avait un problème quelconque pour soupçonner qu’ils étaient impliqués dans quelque méfait que ce soit.

Au lieu de cela, ils avaient développé ce nouveau modèle.

Ils l’appellent le modèle « collectionne tout » (The Guardian), où ils rassemblent tout ce qu’ils peuvent sur chaque personne innocente, de sorte qu’ils ont des tonnes de renseignements sur la vie privée de tout le monde sur la planète, qu’ils peuvent ensuite trier plus tard et fouiller à souhait, si jamais vous éveillez leur intérêt. Si vous devenez intéressant, ils ont une sorte de machine à remonter le temps de surveillance, où ils peuvent remonter le temps, selon le type de contenu, la taille du contenu, n’importe où de trois jours à environ cinq ans.

SpaceX : la nouvelle course de l'espace ?



L'invité des matins par Guillaume Erner
Conquête spatiale : Mars, ça repart ? 09/02/2018
Avec Isabelle Sourbès-Verger, géographe, chargée de recherche au CNRS Centre Alexandre Koyré, spécialiste des questions de géopolitique de l'espace et des politiques spatiales




La méthode scientifique  par Nicolas Martin
SpaceX : la nouvelle course à l’espace ? 23/01/2018
avec Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de la politique spatiale américaine et
Philippe Henarejos, Rédacteur en chef de la revue Ciel & Espace





Décollage réussi pour Falcon Heavy, la fusée la plus puissante du monde
Le 6 février 2018 - Le Temps

Le décollage de la fusée de SpaceX a eu lieu mardi soir. Une performance magistrale, couplée à un show ahurissant
SpaceX a lancé sa fusée Falcon Heavy, «la plus puissante du monde» après la Saturn V de la NASA qui avait envoyé les missions Apollo sur la Lune. Elle doit placer les premiers jalons de la conquête martienne, rêve fou de son patron Elon Musk.
Le décollage avait été repoussé par deux fois l’après-midi en raison du vent à haute altitude. Il a finalement eu lieu peu avant 22 heures et démontré la maîtrise de SpaceX en termes de lanceurs spatiaux, en plus de livrer un show médiatique incroyable.


Un mannequin au volant d’une Tesla
L’envoi de cette fusée dans l’espace ne ressemble à nul autre: Elon Musk, entrepreneur de génie qui avait été pris de haut par l’industrie aérospatiale aux débuts de SpaceX, a décidé que le Falcon Heavy aurait pour équipage un mannequin en combinaison spatiale au volant d’une voiture électrique Tesla, son autre entreprise phare.

«J’adore l’idée d’une voiture dérivant apparemment à l’infini dans l’espace et qui sera peut-être découverte par une race extraterrestre dans des millions d’années», avait imaginé l’an dernier Elon Musk, qui ne veut ni plus ni moins que coloniser Mars.

Lire aussi: Elon Musk did it!

La destination de ce vol est l’espace lointain, à une distance à peu près équivalente de celle de Mars par rapport au Soleil, où l’engin sera placé en orbite après que le premier étage et d’autres parties de la fusée auront repris le chemin de la terre ferme.

lundi 12 février 2018

L'espace n'est pas vide mais plein d'énergie

MAJ de la page : Nassim Haramein



 Nassim Haramein, conférence (Pranic World Festival, 2017)

Quand j'étais étudiant j'ai vécu dans une camionnette, mon budget annuel était de 2 500 dollars, je devais couper dans toutes les dépenses, et donc je mangeais de moins en moins, c'était en 1994 (...) J'ai pensé que je pouvais manger moins et boire plus de ce nectar [produit par un exercice de yoga], je prenais une goutte de ce nectar par jour et elle me remplissait comme si je mangeais, alors j'ai arrêté de manger. Pendant au moins trois ans je n'ai pas mangé, à la fin je ne buvais pas, et j'ai même pris du poids. Je pouvais étudier continuellement sans avoir me préoccuper de cuisiner, faire la vaisselle, ... c'était une des périodes les plus intenses de ma vie. Tout cela collait bien avec mes découvertes en physique, comme quoi l'espace n'est pas vide mais plein d'énergie. (...) Cette énergie peut nourrir le corps, comme elle peut [théoriquement] alimenter un vaisseau spatial.

* * *



Pranic World Festival 2018 (Trailer)
Site officiel : Breatharian world

La France doit offrir l’asile politique à Julian Assange

La France doit offrir l’asile politique à Julian Assange
Par Jean-Luc Mélenchon, le 6 février 2018 - L'ère du peuple


La justice britannique vient de refuser de lever le mandat d’arrêt en cours contre Julian Assange, alors que les accusations sur lesquelles se basent ce mandat ont été classées par la Suède en mai dernier. C’est une honte !
Déjà en décembre, le Royaume-uni avait refusé d’accorder à Julian Assange le statut diplomatique demandé par l’Équateur, qui lui aurait permis de quitter l’ambassade équatorienne de Londres dans laquelle il vit retranché depuis six ans.
Les Britanniques se font ainsi les commis zélés de l’ingérence des États-Unis dans cette affaire.

La protection des lanceurs d’alerte devrait tous nous mobiliser.
Dans le cas présent, c’est également les droits de l’homme qui sont attaqués : ses conditions de détention, inacceptables, ne lui permettent même pas l’accès aux soins médicaux que ses avocats réclament.
La France doit intervenir et offrir l’asile politique à Julian Assange.

Lire aussi sur le site Les Crises : Au Royaume Uni, des procureurs admettent avoir détruit des e-mails d’importance majeure dans l’affaire Julian Assange, The Guardian, 10 novembre 2017

* * *

Retour sur l’étrange et persistante désinformation autour de « l’affaire » Julian Assange (le Fake News dans toute sa splendeur)
Par Viktor Dedaj, le 14 janvier 2018 - Le Grand soir


On ne le répétera jamais assez : pratiquement tout ce que les grands médias répètent à l’envi autour de « l’affaire » Julian Assange est incorrect. Et on a beau l’expliquer aux journalistes - lorsque l’occasion se présente - et ils ont beau hocher de la tête, rien n’y fait : ils persistent et signent, mus par une sorte d’incapacité à accepter le moindre écart d’une narrative pré-établie et apparemment immuable, même lorsqu’elle se révèle fausse. Il suffit pourtant d’un minimum de recherches, pas beaucoup, pour s’en convaincre...

Questions : sont-ils trop lâches pour s’écarter du troupeau de faussaires ? Ce qui signifierait que leur conformisme est plus fort que leur attachement à la vérité (ce qui n’est pas pour nous rassurer, pour cette affaire comme pour d’autres). Ou sont-ils trop conditionnés pour réellement comprendre, et ne hochent de la tête que par politesse (ce qui n’est pas pour nous rassurer, pour cette affaire comme pour d’autres) ?

Alors voici quelques éléments qui étonneront le lecteur non-averti :

- Non, Julian Assange n’a jamais été accusé de viol.
- Non, Assange n’a jamais tenté « d’échapper à la justice suédoise ».
- Non, Julian Assange n’a violé aucune loi (d’une juridiction dont il dépendait).
- Et, en réponse aux nombreux trolls sur Internet : Julian Assange est Australien, pas « Américain », et ne peut donc être qualifié de « traître » (en admettant très à contre-coeur que ses actions auraient pu être qualifiées de trahison si elles avaient été commises par un citoyen des Etats-Unis)
Retour sur cette affaire, en quelques étapes (et pardon aux lecteurs pour les raccourcis et approximations) :

Etape 1 : Julian Assange se trouve en Suède. Pendant son séjour, il a des rapports intimes avec deux femmes (deux amies, qui l’hébergent à tour de rôle). Pendant un rapport, un préservatif se déchire. La femme s’inquiète d’une éventuelle transmission et demande un dépistage. Julian Assange est lent à la détente. Les deux femmes se rendent à un poste de police pour obliger Assange à se soumettre à un test. La police invoque des « violences sexuelles », terme employé en Suède pour désigner des rapports sexuels non protégés et traduit de façon hasardeuse par « viol » - alors que les deux femmes récusent elles-mêmes le terme et ne déposent aucune plainte en ce sens. La procureure Eva Finne clos le dossier en concluant qu’il n’y a « aucun soupçon de délit ».

Etape 2 : L’affaire close, Julian Assange quitte la Suède (après deux mois de séjour imprévu et avec l’autorisation des autorités suédoises) pour se rendre en Grande-Bretagne.

L’EPFL couve les surdoués en mathématiques

L’EPFL couve les surdoués en mathématiques
Par Alexia Nichele, le 12 février 2018 - Le Temps



Depuis dix ans, le cours Euler propose aux jeunes élèves un programme adapté à leurs compétences. Un cursus unique qui permet aux profils atypiques de s’épanouir scolairement

«Je m’ennuyais en maths, alors ma prof m’a parlé du cours Euler. Je ne pensais pas être capable de l’intégrer.» A 14 ans, Adèle fait partie de la centaine d’élèves inscrits à ce programme destiné aux enfants précoces. Du nom du mathématicien suisse (1707-1783), dont le portrait ornait l’ancien billet de 10 francs, le cours Euler dure six ans. Il comprend le programme de la 9e Harmos à la maturité, plus des branches enseignées au niveau universitaire.

«Nous avançons deux fois plus vite qu’une classe normale, explique Jérôme Scherer, collaborateur à l’EPFL chargé du cours. Séparés dans plusieurs classes selon leur âge, les élèves apprennent à tisser des liens entre différentes branches et à développer leur pensée scientifique.» Né d’une discussion entre la directrice scientifique du programme, Kathryn Hess-Bellwald, et l’ex-président de l'EPFL, Patrick Aebischer, ce cours qui a lieu tous les mercredis après-midi dispense ceux qui le suivent des heures de maths usuelles.

A propos d'une nouvelle école en Suisse romande: L’offre pour l’enfant surdoué commence à s’étendre

Pas de test QI
S’il est en principe destiné aux enfants à très haut potentiel, l’EPFL ne demande pas de diagnostic psychologique. Pas plus qu’un test de QI. En fait, «tous les élèves ont de la facilité et, surtout, un intérêt ou une passion pour les maths, note le responsable. On a affaire, on ne le cache pas, à un cours exigeant.» Avec une charge de travail qui s’élève à six ou huit heures hebdomadaires. «Toutes les semaines, les élèves doivent rendre une série d’exercices corrigée par des camarades plus âgés.» Pour ces derniers, l’avenir paraît clairement tracé: la majorité compte poursuivre des études à l’EPFL. Certains virtuoses des chiffres pourront d’ailleurs directement entrer en deuxième année du bachelor en maths.

Rejoindre cette élite, ça se mérite, tout de même! Un concours d’entrée attire chaque année plus de 200 candidats venus de Suisse romande et de France voisine, dont une vingtaine est retenue seulement. Moyennant une taxe d’inscription annuelle de 100 francs, le cours Euler est principalement financé par l’EPFL et peut compter sur quelques généreux donateurs. Mais si son fonctionnement s’inspire de modèles américains similaires, il peut se vanter d’être unique en son genre en Europe.

Certains même avant 10 ans!
«En général, la tranche d’âge est de 12 à 18 ans, observe Jérôme Scherer. Certains élèves ont même été acceptés avant l’âge de 10 ans! Ce sont toutefois des cas exceptionnels, car il faut non seulement être scientifiquement précoce, mais aussi assez mûr pour savoir s’organiser, gérer le travail et les longs trajets éventuels.» Géométrie euclidienne, algèbre linéaire ou encore physique: l’approche est rigoureuse, l’ambiance studieuse. Des sorties plus ludiques sont également organisées pour renforcer les liens. Comme pour presque n’importe quelle autre classe d’ados. Au-delà de la nourriture intellectuelle, il y a aussi l’acceptation et la solidarité. Si l'«on est traité ailleurs d’intello quand on a de bonnes notes, déplore Adèle, ici, ce n’est pas le cas. On s’entend bien et on s’entraide.»

Un sentiment d’appartenance
En filigrane de cette formation se pose la question de la place des talents précoces dans le système scolaire. «Plus que pallier une forme d’ennui, une structure comme le cours Euler présente un intérêt sur le plan social et relationnel, explique Nicolas Yersin, psychologue exerçant en milieu scolaire. L’enfant retrouve des pairs animés par les mêmes questionnements et les mêmes envies. Ce sentiment d’appartenance contribue à son bien-être global.»

Après une décennie d’existence, le bilan est positif. «Le cours répond aux attentes de nombreux enfants, estime Jérôme Scherer. C’est un privilège que de donner des cours à des jeunes aussi motivés. Et un plaisir de les voir s’épanouir, pendant la durée du cursus, et même au-delà.»
 
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