jeudi 19 janvier 2017

Les cobayes de la CIA

MAJ de la page : MK-UltraUn Village empoisonné par la CIA ? Pont Saint-Esprit 1951 (autre documentaire de Olivier Pighetti)

Un demi-siècle de documents secrets de la CIA désormais disponibles en ligne
Le 18 janv. 2017

La CIA a mis en ligne près de 13 millions de pages de documents déclassifiés, dont des articles sur le rôle des Etats-Unis dans le renversement de gouvernements étrangers, ainsi que sur d'obscures méthodes de contrôle mental.
Source (et suite) du texte : RT
Site officiel : CIA library / MK-Ultra
Dossier du New-York Times (1977) : Project MK-Ultra

Lire aussi : Quand la CIA utilise du LSD pour des expériences sur la conscience, Sputniknews, le 7 septembre 2016
* * *

Remarque : Ce que l'on sait sur ces projets (MK-Ultra, ...) provient de quelques cartons (20 000 documents) retrouvés fortuitement, l'ensemble (bien plus important) ayant été brûlé par les responsables de la CIA pour échapper aux enquêtes et condamnations. On peut donc raisonnablement penser qu'il ne s'agit là que de la pointe de l'Iceberg, d'actes d'une inhumanité qui n'a rien à envier aux pires expérimentations de l'histoire.



Olivier Pighetti, Les Cobayes de la CIA, documentaire sur les projets Bluebird, Artichoke, MK-Delta et MK-Ultra (RTBF, Retour aux sources, 13 janvier 2017)



Interview de Olivier Pighetti à propos de son documentaire (RTBF janvier 2017)

Les cobayes de la CIA est un film historique, accusateur, et documenté sur la face occulte de ce qui s'est passé dans les années 50, 60 et 70 aux Etats-Unis. Sous prétexte de recherches sur le cerveau humain, des dizaines de milliers de personnes vont servir de cobayes non volontaires et devenir des rats de laboratoires au service d’un programme de recherche top secret de la CIA. Ces cobayes étaient recrutés parmi les indigents, les déshérités, dans les prisons, les hôpitaux, les casernes et même les orphelinats. But de la manœuvre : effacer la mémoire, trouver un moyen pour faire avouer un ennemi, fabriquer une machine humaine prête à tuer contre son gré. Avec un cynisme froid et une volonté sans limite, dans une ambiance de guerre froide, les américains ont tout tenté pour trouver " l'arme parfaite " qui permettrait d'asservir des individus ou des populations entières. Cette course à l'arme idéale a ainsi mené à des manipulations folles et terrifiantes afin de s'assurer la suprématie sur les autres pays du monde.

À l'aide d'images d’archives fortes, de témoignages de survivants, de documents secrets déclassifiés ou encore d’interviews de membres retraités de la CIA ou de l'armée, le documentaire montre d'une façon rigoureuse comment la CIA a mis en place une politique de la terreur, en se servant avant tout du LSD, qui semblait la drogue la plus " prometteuse ", mais aussi des électrochocs, des lobotomies, de l'hypnose… Tout citoyen pouvait un jour se retrouver " cobaye " non volontaire de la CIA.

Ce documentaire démontre l'implication forte des services américains pour infiltrer, financer et recruter des chimistes qui étaient pour la plupart de brillants éléments de la société civile. Il montre enfin comment les hommes de la CIA et de l'armée ont pu agir sans aucune considération pour la vie d'autrui.
Source : RTBF
 

Harcèlement sexuel le fleau silencieux



Olivier Pighetti, Harcèlement sexuel le fleau silencieux (France 5, 3 janvier 2017)

Les psychiatres s'accordent à dire que les traumatismes du harcèlement sexuel peuvent être aussi violents que ceux d'un viol. Laury et Gwenaëlle, terrifiées par le patron d'une PME, ont déménagé pour ne plus le croiser et fondent en larmes à l'idée de passer devant leur ancienne entreprise. Cristina tombe en syncope le jour du procès de son ancien directeur. Catherine, qui a subi onze ans de mains baladeuses et d'humiliations par un ancien maire, ne peut plus rentrer dans une mairie. Pendant un an et demi, ce film a suivi la lutte de quatre femmes qui ont dû se battre pour que la justice ne classe pas leur dossier sans suite.
Source : France 5
 

Mort sur ordonnance



Olivier Pighetti, Mort sur ordonnance (RTS, France 5, janvier 2015)

Anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères et autres tranquillisants sauvent des vies, mais de nombreux experts parlent aussi de «bombes à retardement» : ils seraient à l'origine de vagues de suicides, de troubles de comportement graves, d'homicides et certains seraient plus addictifs que les drogues dures. Aux Etats-Unis, les procès intentés par les victimes ont coûté des milliards de dollars aux industries pharmaceutiques. Pourtant, ces médicaments restent un best-seller planétaire et, en tant que premier consommateur mondial, la France représente un véritable tiroir-caisse. Ce film montre la dangerosité potentielle de ces molécules et analyse comment l'industrie pharmaceutique a verrouillé le marché, avec un cynisme effrayant.
Source : France 5




De l'antidépresseur au meurtre (Planète +, Danemark, 2015)

L'antidépresseur est un médicament qui s'attaque aux dérèglements biologiques et chimiques liés à l'anxiété et à la dépression. Quand a été commercialisé le premier d'entre eux, le Prozac, ce cachet représentait un vrai miracle pour de très nombreuses personnes en souffrance. D'autres laboratoires ont lancé leurs propres antidépresseurs et, depuis, les ventes n'ont jamais cessé d'augmenter à tel point que, aux États-Unis, 15% de la population est sous antidépresseur. Dépression mais aussi insomnie, anxiété, troubles alimentaires : le Prozac et ses cousins sont présentés comme la réponse à tous ces maux par des commerciaux au discours bien rôdé

mercredi 18 janvier 2017

Restaurer l'innocence



Les Discussions du soir par Leili Anvar
Restaurer l'innocence (18 janvier 2017) avec Anne Lécu, médecin en milieu pénitentiaire

Que recouvre la notion d’innocence et comment pouvons-nous ou devons-nous la restaurer ? Dominicaine, médecin, philosophe, essayiste, Anne Lécu est dans sa vie et dans ce qu'elle écrit tout cela en même temps. Elle exerce en milieu carcéral depuis 20 ans et elle réfléchit sur sa pratique bien sûr, mais aussi plus largement sur les notions de culpabilité, d’innocence et de miséricorde.
Source (et suite) du texte : FC




Anne Lécu à propos de la Miséricorde (juillet 2016)

Tendez à l’unanimité entre vous et avec le christ Jésus qui, possédant forme de dieu, n'a pas regardé comme une prérogative d'être égal à Dieu, mais s'est anéanti [s'est vidé de lui-même] en prenant forme d'esclave, en devenant pareil aux hommes. S. Paul, Aux Philippiens, II, 5-7

Anne Lécu, Tu as couvert ma honte, Ed. du Cerf, 2016
La honte abîme l'homme, elle le couche à terre. Dieu ne supporte pas la honte que l'homme peut éprouver devant Lui. Loin de le condamner ou de l'accuser, Dieu, au contraire, restaure l'homme qui ne craint pas de se tourner vers Lui. Il l'accueille avec tout ce qu'il est, clair ou obscur. En revêtant Adam d'une tunique de peau après la chute, Il recouvre sa honte. Dieu recouvre en nous ce qui n'est pas à son image, et restaure ainsi notre ressemblance à son image. La tunique dont Dieu nous revêt est peut-être celle que le Christ laisse à l'heure de sa mort, " sans couture, tissée d'une seule pièce à partir du haut ", métaphore de Sa miséricorde. Si Dieu lui-même couvre la faute de qui se tourne vers lui, l'accusateur n'a plus de prise, il a définitivement perdu. Un livre dans lequel Anne Lécu nous enseigne à vivre sans jugement et sans préjugé. Un livre pour vivre libéré, dans les pas des grandes figures bibliques délivrées par la miséricorde illimitée de Dieu.
Commande sur Amazon : Tu as couvert ma honte
 

Drogues festives: défonce et dérives



Drogues festives: défonce et dérives (RTS, 36,9, 14 décembre 2016)

Un médecin britannique avait provoqué un tollé en affirmant que consommer de l’ecstasy était moins dangereux que monter à cheval. Les risques de la cocaïne, de la MDMA et autres produits stimulants n’en sont pas moins importants. A tel point qu’à la Lake Parade de Zurich on peut faire analyser ses drogues pour éviter les intoxications accidentelles. Dans ce reportage nous verrons notamment pourquoi tous les noceurs ne sont pas égaux. Ignorer les risques, est-ce jouer à la roulette russe? Le Dr Thierry Favrod-Coune, de l’Unité des dépendances, médecine de premier recours aux HUG affirme: "une consommation soi-disant festive mais qui aurait lieu tous les week-ends, c'est déjà une consommation qui peut avoir un impact bien négatif sur la santé et la vie des gens en général".
Source : RTS
 

Washington est derrière la brutale expérience indienne d’abolition de l’argent liquide

Pourquoi Washington lance une guerre mondiale contre les espèces

Les intérêts commerciaux des sociétés américaines qui dominent les systèmes d’affaires et de paiements numériques sont une raison importante pour le zèle du gouvernement américain dans sa tentative de réduire l’utilisation des espèces dans le monde entier, mais ce n’est pas la seule ni la plus importante. Un autre motif est la puissance de surveillance qui va avec l’utilisation accrue du paiement numérique. Les organisations de renseignement américaines et les entreprises informatiques peuvent examiner tous les paiements internationaux effectués par l’entremise des banques et surveiller la plupart des flux de données numériques. Les données financières tendent à être les plus importantes et les plus précieuses.

Plus important encore, le statut du dollar comme monnaie mondiale de référence et la domination des sociétés américaines dans le financement international fournissent au gouvernement américain un énorme pouvoir sur tous les participants au système financier non monétaire en place. Cela oblige tout le monde à se conformer au droit américain plutôt qu’aux règles locales ou internationales. (...)

(Conclusion de l'article ci-dessous)
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Un secret de polichinelle bien gardé
Washington est derrière la brutale expérience indienne d’abolition de l’argent liquide.
Par Norbert Häring, le 1er janvier 2017 – Norbert Haring / Le Saker francophone (trad.)



Des Indiens faisant la queue devant une banque

Début novembre, sans préavis, le gouvernement indien a déclaré invalides les deux billets de banque de plus grande valeur, abolissant plus de 80 % de la valeur d’argent en circulation. Malgré toute l’agitation et l’indignation qui en ont résulté, personne ne semble avoir pris conscience du rôle décisif qu’a joué Washington dans cette décision. C’est surprenant, car ce rôle a été à peine dissimulé.

Le président américain Barack Obama a déclaré que le partenariat stratégique avec l’Inde était une priorité de sa politique étrangère. La Chine doit être maîtrisée. Dans le cadre de ce partenariat, l’agence américaine de développement USAID a négocié des accords de coopération avec le ministère indien des Finances. L’un d’eux a pour objectif déclaré de repousser l’utilisation de l’argent liquide en faveur des paiements numériques, en Inde mais aussi dans le monde entier.

Le 8 novembre, le Premier ministre indien Narendra Modi a annoncé que les deux plus grandes coupures, en valeur, de billets de banque ne pouvaient plus être utilisées, avec un effet presque immédiat. Les propriétaires ne pouvaient récupérer leur valeur qu’en les déposant sur un compte bancaire avant la fin de la période de grâce qui expirait à la fin de l’année [2016], ce que beaucoup de gens et d’entreprises n’ont pas réussi à faire, en raison des longues files d’attente devant les banques. Le montant d’argent liquide que les banques ont été autorisées à payer aux clients individuels a été sévèrement restreint. Près de la moitié des Indiens n’ont pas de compte bancaire et beaucoup n’ont même pas de banque à proximité. L’économie est largement basée sur l’argent liquide. Du coup, une grave pénurie de liquidités s’en est suivie. Ceux qui ont souffert le plus sont les plus pauvres et les plus vulnérables. Ils ont éprouvé des difficultés supplémentaires à gagner leur maigre vie dans le secteur informel ou à payer des biens et des services essentiels comme la nourriture, la médecine ou les hôpitaux. Le chaos et la fraude ont régné en décembre.

Quatre semaines plus tôt

Moins de quatre semaines avant cette attaque contre les Indiens, l’USAID avait annoncé la création de « Catalyst : Inclusive Cashless Payment Partnership » [partenariat pour un paiement non liquide inclusif, NdT], dans le but d’effectuer un saut quantique en Inde. La déclaration de presse du 14 octobre indique que Catalyst « marque la prochaine phase du partenariat entre l’USAID et le ministère des Finances pour faciliter l’intégration financière universelle ». La déclaration ne figure pas (ou plus) dans la liste des déclarations de presse sur le site internet de l’USAID. Même une recherche avec le mot « Inde » n’a pas permis de la retrouver. Pour la trouver, vous devez déjà savoir qu’elle existe, ou tomber sur elle par hasard au cours d’une recherche internet. En effet, cette déclaration et d’autres qui semblaient plutôt ennuyeuses auparavant, sont devenues beaucoup plus intéressantes et révélatrices après le 8 novembre.

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