mardi 6 décembre 2016

Le bien-être est la vraie croissance



Les Discussions du soir  Frédéric Worms
Le bonheur est la vraie croissance (le 5 décembre 2016)
avec Dominique Méda : sociologue et philosophe, professeure à l’université Paris-Dauphine
Auteur de : L'âge de la transition : en route vers la reconversion écologique, Ed. Les petits matins,
Commande sur Amazon : L'âge de la transition : En route pour la reconversion écologique

Et si tous nos maux actuels tenaient à un contresens sur l’idée de croissance ? On se trompe d'indicateurs : une croissance "économique" accompagnée de dégradations de l’environnement et de la vie humaine en général, et cela même dans les Trente "glorieuses" !
Source : FC
 

Conférence d'un sociologue et économiste atteré

MAJ de la page : Frédéric Lordon



Frédéric Lordon,  Présidentielles 2017, Nuit Debout, Capitalisme (HEC Débats, 21 septembre 2016)

Sociologue et économiste, fin connaisseur de la pensée de Spinoza, Frédéric Lordon est connu pour ses prises de position intellectuelles et politiques. Membre du collectif des Economistes Atterrés, figure éminente du mouvement Nuit Debout, il vient se confronter à un public qu’il connait bien, puisqu’il est lui-même titulaire du MBA HEC !

Après avoir présenté succinctement sa vision du salariat comme rapport d’aliénation, il évoque tour à tour le mouvement Nuit Debout et l’avenir de la gauche et du capitalisme en général.

Cette conférence constitue une bonne introduction à sa pensée et intéressera tous ceux, détracteurs ou partisans, qui s’intéressent au sens de la politique et à l’avenir de la démocratie.
Source du texte : Les Crises

Pour une Suisse libre de pesticides

Initiative populaire citoyenne et apolitique
Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse
La procédure pour récolter 100 000 signatures en 18 mois est en cours.

L’initiative populaire a la teneur suivante:
La Constitution1 est modifiée comme suit:

Art. 74, al. 2bis 
2bis L’utilisation de tout pesticide de synthèse dans la production agricole, la transformation des produits agricoles et l’entretien du territoire est interdite. L’importation à des fins commerciales de denrées alimentaires contenant des pesticides de synthèse ou pour la production desquelles des pesticides de synthèse ont été utilisés est interdite. 

Art. 197, ch. 122 
12. Disposition transitoire ad art. 74, al. 2bis 

1 La législation d’application afférente à l’art. 74, al. 2bis, entre en vigueur dans les dix ans à compter de l’acceptation de cette disposition par le peuple et les cantons. 

2 Le Conseil fédéral édicte provisoirement les dispositions d’exécution nécessaires par voie d’ordonnance en veillant à assurer une mise en œuvre progressive de l’art. 74, al. 2bis. 

3 Tant que l’art. 74, al. 2bis, n’est pas totalement mis en œuvre, le Conseil fédéral ne peut autoriser provisoirement les denrées alimentaires non transformées contenant des pesticides de synthèse ou pour la production desquelles des pesticides de synthèse ont été utilisés que si elles sont indispensables pour repousser une menace fondamentale pour les hommes ou la nature, notamment une pénurie grave ou une menace exceptionnelle pesant sur l’agriculture, la nature ou les hommes. 

1 RS 101 
2 La numérotation définitive de la présente disposition transitoire sera fixée par la Chancellerie fédérale après le scrutin.

Site officiel : Futur 3.0 / Récolte de signatures 



Initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse - playlist (novembre 2016)

Initiative citoyenne
Née d’un mouvement citoyen apolitique, cette initiative demande simplement à pouvoir se nourrir et consommer sans conséquences négatives pour la santé.

Suffisance alimentaire
Le savoir-faire et les moyens techniques actuels nous permettent d'appliquer cette initiative dès aujourd'hui. De plus, elle prévoit une transition de 10 ans dès son acceptation pour la mise en place des divers besoins à son application.

Agriculture durable
Par l’interdiction de l’usage et de l’importation des pesticides sur le territoire Suisse, nous créons les conditions-cadres nécessaires pour disposer d’une agriculture durable et respectueuse de la santé publique.

Réorienter les enjeux
Aucun commerce ne prévaut sur la santé, réorientons les enjeux économiques en les recentrant sur l’humain et l’environnement.

lundi 5 décembre 2016

De quoi l'innovation est-elle le nom ?



La Conversation scientifique par Etienne Klein
L’innovation sauvera-t-elle le monde ?
avec Nicolas Bouzou : économiste, directeur du cabinet d’analyses Asteres, directeur d’études au sein du MBA Law & Management de l’université Panthéon-Assas (Paris II)
Auteur de : L'innovation sauvera le monde, Philosophie pour une planète pacifique, durable et prospère, Ed. Plon, 2016
Commande sur Amazon : L'innovation sauvera le monde
Certains disent que les nouvelles technologies vont nous sauver tandis que d’autres clament qu’elles nous mènent tout droit à la catastrophe. Face aux mutations de notre monde, Nicolas Bouzou prône un progressisme conservateur.




La Conversation scientifique par Etienne Klein
De quoi l’innovation est-elle le nom ? (3 octobre 2015)
avec Vincent Bontems : philosophe des sciences et des techniques, travaille au Larsim, le laboratoire de recherche sur les sciences de la matière du CEA.
Qu’attend-on de l'innovation ? Qu’elle prolonge les cycles en cours et soutienne les structures existantes ? Ou bien qu’elle ouvre des voies radicalement neuves ?

Russophobie et censure européenne



Poutine: la résolution du Parlement européen atteste d'une dégradation de la démocratie (Sputnik France, novembre 2016)

* * *

Les députés sonnent l’alarme à propos de la propagande anti-UE de la Russie et des groupes terroristes islamistes
Communiqué de presse - Relations extérieures − 23-11-2016

La pression en matière de propagande subie par l'UE de la part de la Russie et des groupes terroristes islamistes est grandissante, avertissent les députés dans une résolution votée mercredi. La désinformation cherche à dénaturer la vérité, à inciter à la peur, à provoquer le doute et à diviser l'Union.
Source (et suite) du texte :  Parlement européen

* * *
Dossier : Spoutniknews

Le Parlement européen adopte une résolution sur la lutte contre les médias russes 
Le 23 novembre 2016 - RT

Selon les informations préliminaires, la majorité du Parlement européen a approuvé la résolution visant à contrecarrer les médias russes. 

Aujourd’hui 23 novembre, le Parlement européen a adopté une résolution prévoyant des mesures destinées à limiter l’activité des médias russes en Europe. Il est connu également que certains passages du documents ont été, quand même, refusés.
691 députés ont pris part au vote. 304 personnes ont voté pour, 179 contre et 208 députés se sont abstenus.
L'agence Sputnik a réagi en exhortant l'Onu, l'OSCE et la communauté médiatique internationale à prendre des mesures contre la mise en œuvre de cette résolution.
La résolution du Parlement européen visant à contrer les médias russes est une violation manifeste de la liberté des médias et des droits de l'homme, a déclaré mercredi le service de presse de Sputnik. Le document est entre autres destiné à limiter l’activité de l'agence de presse Sputnik et du radiodiffuseur RT en Europe.

Tatjana Ždanoka, députée au Parlement européen, a fortement critiqué la décision en qualifiant ce document de manifestation de « la politique de deux poids deux mesures ».

« Nous ne pouvons pas accepter la politique de deux poids deux mesures de l'UE dans les relations avec la Russie. Ce rapport parle de soi-disant propagande russe, mais où est la condamnation de la russophobie et de la propagande anti-russe? », a déploré Mme Ždanoka.

Dans une résolution intitulée « Les communications stratégiques de l'UE en tant qu'instrument pour contrecarrer la propagande des parties tiers », la Russie est accusée d'utiliser les relations bilatérales pour semer la discorde dans la communauté européenne.

En particulier, le document affirme que Moscou fournirait un soutien financier aux partis politiques et aux organisations d'opposition dans les États membres de l'UE. La résolution nomme également les principaux médias qui menacent, selon le Parlement européen, l'UE et ses partenaires de l'Europe de l'Est. Il s'agit de l'agence de presse Sputnik, de la chaîne de télévision RT, de la fondation « Le monde russe » et de l'agence fédérale russe « Rossotroudnitchestvo ». En outre, ce document du Parlement européen contient un certain nombre d'accusations flagrantes sans fondement, notamment la comparaison de l'activité des médias tels que Sputnik avec des actions du groupe terroriste État islamique.

Homme blanc avoir langue fourchue…

Homme blanc avoir langue fourchue…
Par Eric Zuesse, le 10 septembre 2016 - Strategic Culture / Le Saker francophone (trad).

Le double jeu infamant de l’Occident avec Gorbatchev


La conditionnalité de l’accord de l’Union soviétique, pour permettre à l’Allemagne de l’Ouest de récupérer l’Allemagne de l’Est, et terminer ainsi la guerre froide, était que l’OTAN ne s’étendrait pas «d’un pouce vers l’est». C’est l’accord qui a été approuvé par le président russe de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, un grand homme et un héros exemplaire pour les démocrates partout dans le monde.

Il accepta alors de mettre fin à l’Union soviétique, en abandonnant le communisme, et donc de mettre fin à la guerre froide. Il a accepté cela, parce qu’on lui avait promis que l’OTAN ne s’étendrait pas «d’un pouce vers l’est» ou «d’un pouce à l’est», selon la façon dont la promesse a été traduite et comprise – mais elle a le même sens, peu importe la traduction. Il a fait confiance au président américain George Herbert Walker Bush, dont l’ami et secrétaire d’État James Baker a fait cette promesse à Gorbatchev. Avec cette promesse, Gorbatchev a accepté de mettre fin à l’Union soviétique, au pacte communiste de défense mutuelle, qui était leur équivalent de l’OTAN, le Pacte de Varsovie. Et il croyait que la nation restante, la Russie, qu’il dirigerait alors, serait acceptée comme une démocratie occidentale.

Il a même été promis par les États-Unis que «nous allions être un membre [de l’OTAN], nous serions d’abord observateurs, puis un membre». En d’autres termes, les États-Unis ont promis que l’OTAN ne s’étendrait pas jusqu’aux frontières de la Russie en devenant une menace mortelle pour la sécurité nationale du peuple russe, isolé et séparé de ses anciens alliés militaires. Au lieu de cela, a dit Gorbatchev, la Russie serait elle-même accueillie dans l’Alliance occidentale, et finalement deviendrait un membre de l’OTAN. C’était l’accord, mettant fin à une guerre froide de quarante-six ans.

La Russie a respecté sa part de l’accord. Les États-Unis ne l’ont pas fait. Les États-Unis ont la langue fourchue [comme dans leurs accords avec les Amérindiens, NdT] et ont depuis élargi l’OTAN, pour y intégrer les anciennes nations membres du Pacte de Varsovie dans une alliance militaire anti-russe – exactement ce que les États-Unis avaient promis de ne jamais faire. Le président américain George Herbert Walker Bush a dit en privé au chancelier de l’Allemagne de l’Ouest Helmut Kohl (qui était d’accord avec ce que James Baker avait arrangé) : «Qu’ils aillent au diable ! Nous avons vaincu, pas eux.» Il ne voulait pas la paix avec la Russie. Il voulait la conquérir. Il voulait enfoncer le nez des Russes dans leur infériorité par rapport aux Américains.

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